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Les News de Michael Gough

Selon imdb, Michael Gough mesure 1m 75 et s'est marié quatre fois.

Vendredi 20 novembre 2009
Hier matin, profitant d'une journée de repos bien méritée, je flânais tranquillement devant mon ordinateur, buvant des nespressos, avalant des Frosties, téléchargeant des Malcolm tout en écoutant la bande originale de Prince des ténèbres; quand tout à coup, patatras, mon téléphone se met à sonner:

Driing Driiiing! Driiiing Driiing!
Ca , s'est ma sonnerie. J'ai enregistré ma voix en train de dire " driing driing" d'un air blasé, et je l'ai validé.
Ca surprend.

C'était Leslie qui m'appellait du boulot.

-Jérémy!
-Oui?
-C'est Leslie. Ca va?
-Oui et toi?
-Ca va. Ca te dit de venir de me rejoindre à Savigny par le train, je viens te chercher et on va à Belle Epine.
-Heu...
-On ira au cinéma et tu pourras aller à Album t'acheter une bande dessinée.
-OUAIIIS!

Je raccroche.

Driiing Driiiing Driiing.
-Oui allô?
-... tu -arrives- vers- midi- et -quart- à -savigny -s'il -te- plait....

QUELQUES TEMPS PLUS TARD.

J'arrive à ma gare, les guichets sont fermés. je vais sur la borne automatique où une grand mère ne comprend rien .
Je l'aide.
Puis je prends mon ticket.

QUELQUES TEMPS PLUS TARD.

On décide d'acheter nos places à l'avance.
C'est une bataille pour choisir le film.

Leslie me repproche de changer d'avis: il y a quelques semaines j'avais envie d'aller voir 2012. Mais Nicolas m'en a dissuadé. Elle estime qu'elle peut très bien se le louer plus tard, et la durée du film est un sacré argument.
On évoque Saw 6, j'avais évoqué une fois que j'aimerai bien en voir un sur grand écran.
Mais sur le coup, payer plus de 20 euros pour ça , ça me fait chier, surtout qu'on a loué récemment Saw 5, qui est nul à chier ( comme les épisodes 3 et 4 d'ailleurs). En plus j'ai lu qu'il était beaucoup plus soft, alors que bon, je ne vais pas voir les Saw pour les intrigues psychologiques.

Je dis que je préfère Clones avec Bruce Willis, ou le dernier Terry Gilliam. Mais la bande annonce du Dr Parnasus imaginaire de mon cul ne l'a pas branché.
Je la laisse choisir.
Ca sera Saw 6.

On va à Album, où je ne prend rien ( j'ai vachement hésité à prendre l'intégrale des Gentlemen Extraordinaires).
On mange  au quick.
On va à Micromania où je ne prend rien non plus.
On va au cinéma.

Après une série de bandes annonces que j'ai trouvé toutes plus pourries les unes que les autres ( Leslie est très tenté par deux films d'horreur, une avec une gamine qui a un regard maléfique, et l'autre qui s'appelle Paranormal activity), le film commence.

J'ai l'impression qu'on ma violé à sec pendant une heure et demie.
Le plus soft celui-là? Mon cul sur la commode.
Ca commence par deux pauvres gars qui sont obligés de se mutiler pour sortir d'un piège. Ensuite on retrouve le flic/ tueur au puzzle qui a pris 10 kilos depuis le numéro 5. Petit hic: l'histoire est la suite immédiate de Saw 5. Il rentre dans une cabine pour éviter un piège ( Saw 5), il en ressort il a grossi.
Très amusant.

Mêmes effets de styles, issus d'un premier épisode qui s'en servait uniquement pour masquer le manque de moyens.
On retrouve le tueur cancéreux dans une série de flashbacks. Ce gars-là est mort depuis trois films, mais y a toujours un moyen pour découvrir des choses sur son passé ( en fait ce type a tout anticipé depuis le début, mais il y a des limites à notre incrédulité).

Le film se permet même une petite critique sur les compagnies d'assurance, qui refusent de couvrir des patients pour motifs économiques. Cela équivaut à envoyer à la mort de braves gens.
Le directeur va le payer: un bloc plein de pics lui perfore le dos, et à travers ces pics coule un puissant acide qui va dévorer sa chair.
 Y aura un gros plan sur les tripes qui tombent.

"Oooooooh" pouvait-on entendre dans la salle.
A la fin du film j'ai engueulé Leslie ( qui a bien aimé), j'ai dit que c'était un film dégueulasse, et c'est bien la dernière fois que je vais voir un torure-porn.
Leslie a bien été dégouté mais pas traumatisé puisque pour elle ce n'est pas réaliste.
Je n'en crois rien.

Pour évacuer ces images affreuses qui continuent aujourd'hui à me hanter je vais à Virgin ou je m'achète une compilation de cds " B-Movie Archives", packaging sympa, 8 cds de vieux titres, issus de b.o de films de séries b, parfois séries Z, dont l'influence de Tarantino est évidente ( ne serait ce que pour sa pochette très proche du diptyque Grindhouse).
J'achète l'intégrale de la série Police Squad, ce qui ne veut pas dire grand chose puisqu'il n'y a que six épisodes. Il s'agit des premières aventures de Franck Debrin, avant les longs métrages Y a t'il un flic pour...
C'est très très drôle.
Dans l'interview, Leslie Nielsen affirme que l'échec de la série est imputable au fait qu'il faut être très attentif aux images pour saisir tous les gags et que les gens, devant la tv, font souvent d'autres trucs en même temps.

Ce qui a logiquement amené au succès de Y a t'il un flic pour sauver la reine?
A ne pas manquer , les génériques de fin, qui amènent toujours les meilleurs gags, en détournant le principe des "images gelées" caractéristiques de beaucoup de séries américaines entre les années 70 et milieu des années 80.: je vous laisse regarder.
 
Par Roschach - Publié dans : Mon Journal
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Mercredi 18 novembre 2009
Quelqu'un que je connais et une autre qui a très certainement eu des relations sexuelles avec lui se sont plaints que je ne tienne pas assez à jour ce blog. C'est simple, ça me gonfle.
J'ai pensé à poster des vidéos, mais il faut les héberger avant, ( tellement plus rapide sur facebook quand on veut laisser un message avec la webcam!). Pas que ça à foutre.
Donc histoire de laisser des news à quelques curieux , je serais bref.

Lundi: sur le trajet pour m'acheter un jeu vidéo , coup de fil.
C'est la salle de muscu qui m'informe que tous les adhérents vont subir une augmentation de quatre euros par mois: elle a eu beaucoup de frais pour importer de nouvelles machines, et on devrait être content d'avoir ces nouveaux casiers de vestiaires en bois. Et puis à l'entrée, maintenant , il y a un tourniquet comme à la gare. Ca évite les fraudes.
Faut bien rembourser le crédit.

Je prends note mentalement  pour me désinscrire sur le chemin du retour.

Je vais à Micromania où un vendeur,  très grand et au look gothique ( pour paraitre beau gosse alors que sans ses artifices, pas du tout. Se démontre aussi chez les filles) me tutoie.
Je trouve Left 4 dead, un jeu validé par Nicolas.

Leslie se prend un jeu de fou sur DS: Apprendre l'anglais avec Nathan.
Dans l'après midi, je lui fais réviser son anglais.

Le soir, comme d'habitude, j'y vais en trainant des pieds, suppliant Leslie de me laisser rester à la maison et de dire au prof que j'ai la grippe. Mais une fois arrivée, c'est trop cool, j'apprend pas mal de choses, le résultat est encourageant, et je roule des mécaniques avec des formules qui l'étonne comme " Not at all" ou " I ain't got".

Ces derniers jours on découvre Dexter, je ne sais pas  trop quoi penser:  on nous a prêté des dvds à la copie épouvantables, en vf. J'ai beaucoup de mal avec la voix off, ca serait tellement plus ambigu sans... Mais d'un autre côté c'est bien écrit. Ceci dit j'ai du mal avec le personnage principal.

J'ai aussi contacté une femme sur Marseille qui vend une vieille voiture, exactement CELLE que je veux pour mon court métrage. Et j'ai toujours dit que je ne tournerai pas un plan sans avoir le coup de foudre sur la voiture. Elle m'importe plus que l'acteur principal.

J'aimerai bien David Morse.
 Le vrai.
Leslie adore Left 4 dead et n'a pas décollé de la console hier soir.
Je suis resté dans la chambre à mater 3 Kings de David O Russel, un chouette film.

Et aujourd'hui, un collègue m'a confessé ses pannes d'errection, alors qu'il était en plein rencard avec un gigolo.
Ce collègue a plus de 50 ans.

J'ai baissé mon froc devant une caméra, en réserve.
Un jour, mon audace me tuera ( ou me fera virer).
Je me suis désinscrit en salle de muscu. On m'annonce qu'il y a un préavis de deux mois.
Donc je serais prélevé jusqu'en janvier.
je peux y aller pendant ce préavis.
J'irai, de toute façon ça fait des mois que je me force à y aller parce que je suis prélevé.
J'ai une nouvelle vocation sportive:
le golf.


J'ai tapé une nouvelle vaguement inspirée de Richard Matheson: un homme voyage dans le temps et assiste à la crucifixion de Jésus.
Mon personnage ( qui n'est autre qu'un double de votre serviteur) y va forcé.
Première stupeur: Jesus a une tête d'arabe, et il est très sympa.
Deuxième stupeur: il n'aime pas mon résumé du Da Vinci Code et demande de rentrer avec moi pour remettre les pendules à l'heure.
Je le sauve de la crucifixion et on rentre au 21 ième siècle.
Je découvre à l'église des vitraux radicalement différent, puisqu'on voit Jésus rejoint par une caricature grotesque de ma personne sensé être un prophète qui le délivre.

Je ne risque pas de la publier ici.

voilà.


Par Roschach - Publié dans : Mon Journal
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Lundi 16 novembre 2009

En 1984, la plupart d’entre vous n’étiez pas né, mais c’est pas le sujet.

En 1984, il y avait un homme, un grand homme.

Par sa taille.

 Pas par ce qu’il a fait. Il n’a pas fait grand-chose de particulier, il n’a jamais eu le prix Nobel et ne s’est jamais distingué par son intelligence. Il n’était pas non plus  une référence dans le quartier, ni aimé ni détesté, en fait cet homme, était banal . Vous êtes certainement plus intéressant que lui. La seule chose qui reste de lui, ici, c’est ce  pilier de béton.

Il a fait couler le ciment ici.

Ce pilier ne va pas rester, j’ai entendu dire que la mairie avait prévu de réaménager le coin.

Un centre de loisirs ou un truc comme ça.  Mon œil, ce quartier n’a jamais brillé par son intérêt et sera condamné à l’oubli. Toute cette ville brille par sa médiocrité.

Mais revenons à cet homme. Qui était grand. Enfin, grand à son époque. Aujourd’hui la plupart des gaillard dépassent le mètre quatre vingt.

  Il devait l’atteindre je pense. J’en suis pas sûr. Faudrait vérifier. Ca sera pas facile, mais je pense qu’on peut vérifier.

Je dis ça, parce que le type est mort. En 1998 . Ca fait plus de dix ans maintenant.

Pas vieux. Plus tout jeune non plus.

J’ai un fils. Encore un gamin. Mais à son âge j’étais déjà père.   L’âge ne signifie plus grand-chose dans une époque où j’ai assisté à l’effondrement des valeurs : des types ont des prénoms de filles et sont des stars du rock, on considère les dessins animés comme de l’art et je vois des trentenaires qui jouent encore à la nintendo.

B ref, il a existé un homme, à la taille plus grande que la norme,  dont le seul objet qui a subsisté de lui est ce pilier de béton. C’était un ouvrier qui aimait boire des coups avec des copains. C’était d’ailleurs plus des collègues que des copains.

Il conduisait une camionnette et vivait dans un appartement près de l’Eglise. Il s’est mis en ménage quelque temps avec  sa moitié jusqu’à ce qu’elle décède d’une pneumonie. Il ne s’est jamais re marié depuis.

Triste histoire. Mais ce qui est intéressant avec sa vie, c’est qu’il n’a jamais cherché à bouger de son quartier. Il est né pas très loin d’ici et on l’a retrouvé mort chez lui.

Les voisins de palier s’étaient plaints de l’odeur.

L’odeur et ce pilier ont subsisté bien après sa disparition.

Voilà. C’est tout ce que je sais sur lui.

Son nom ? J’en sais rien moi. Je ne le connaissais que de vue,  comme ça.  Ce gars c’était une gueule avant d’être une personne.

Je ne sais rien d’autre, et si vous le permettez j’ai d’autres choses à faire.

Par Roschach
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Dimanche 25 octobre 2009
Bonne surprise jeudi dernier avec la découverte de Funny People de Judd Appatow, cinéaste qui m'était inconnu jusqu'alors. Un trio d'amis qui partagent le même appartement tente avec plus ou moins de succès de gagner des galons dans le milieu de la comédie: l'un passe par une série tv insipide, l'autre par le stand up... et l'autre vit aux crochets des deux autres. Parrallèlement, le personnage d'Adam Sandler, superstar de la comédie, apprend qu'il est atteint d'une leucémie et que ses jours sont comptés.
Il va embaucher un des trois jeunes comme assistant et en profite pour faire un point sur sa vie.

Comédie dramatique attachante,  reflexion sur la réussite, l'amitié, la mort ( la vie quoi), elle est l'occasion de redécouvrir un Adam Sandler méconnu en France ( méga star aux USA) et d'être une bonne alternative entre les comédies populaires américaines et les drames déprimants. D'autant que le film gagne en optimisme.
Je regrette malgré tout une certaine longueur: c'est simple, au bout d'une heure et demie, j'étais convaincu que le film allait se finir. Et bien non, il restait encore une bonne heure.
A voir sur grand écran; mais je doute que le film supporte de nouvelles visions, la réalisation est propre mais sans relief, tout passe à travers les dialogues. Généralement au niveau de la quéquette.

Visionnage aussi du Chasseur, avec Steve Mcqueen. Dernier film avec l'acteur, ravagé par un cancer du poumon et qui s'essouflait à la moindre course . Il est mort l'année de sortie du film.
En voyant le film, je me dis qu'il a dû en chier: c'est un des films les plus physiques de l'acteur, succession quasi ininterrompue de poursuites. Un vrai film d'action, où émerge des personnages attachants, et prouve la facilité de McQueen dans le registre de la comédie.
On a malgré tout un pincement au coeur, quand à la fin, il s'écroule épuisé: on a l'impression que l'acteur a réellement une attaque.
Le film a dû être influencé par French Connection ( une poursuite dans Chicago, dans un métro aérien en prime), mais le résultat est plus proche d'un Henri Verneuil (Peur sur la ville) que d'un Friedkin: ce n'est pas un repproche, le résultat est efficace, mais ce n'est pas du génie non plus.

A part ça; j'ai acheté Call of Juarez 2, sur x box 360, dont je viens tout juste de commencer l'aventure. Je n'ai pas encore une bonne prise en main du jeu ( ce qui est étonnant: Bioshock était beaucoup plus facile d'accès alors que le personnage avait beaucoup plus de possibilités d'action), mais apparemment le jeu se révèle vraiment dans son mode multijoueurs.
 
J'en reparle la prochaine fois.
Par Roschach - Publié dans : Mon Journal
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Vendredi 23 octobre 2009

On le sait depuis plus de trente ans, quand Stallone est grand, il est très grand.  On sait aussi que quand il fait des mauvais choix, il fait de TRES mauvais choix.
Le dernier Rocky, magnifique a ramené certes l'acteur au premier plan, mais surtout révélé l'excellent metteur en scène, et scénariste. De bons présages pour un homme qui a désormais plus de soixante ans.
Le dernier Rambo a été la confirmation d'un grand cinéaste: par sa façon de mettre en images cette terrible aventure, par cette émotion inattendue qui nous tient quand le héros admet sa condition de machine de guerre...  Si on ne propose plus grand chose de valable à Stallone, lui sait désormais se mettre en scène dans des films appellés à durer, loin de céder à la mode.

The Expendables est attendu pour plus d'un titre; d'une part il réunit un sacré casting pour ce qui s'annonce LE film d'action de l'année 2010. Les premiers échos de l'histoire et la présence de Jason Statham m'ont fait douter. La bande annonce me laisse un peu perplexe, mais on verra bien. 
Si j'ai de grosses crainte pour la suite, c'est d'une part la suite déjà prévue de Rambo: alors que le quatrième volet  se terminait sur un sublime plan final qui signifiait  un retour au bercail et à une humanité perdue,  on sait aujoud'hui que Stallone a opté pour une histoire bizzaroïde à base de super soldats modifiés génétiquement.
Là encore, je me suis dit "on verra". 
Mais là où je ne suis plus du tout, c'est bel et bien l'écriture d'un nouveau Rocky... Eh oui, l'Etalon Italien écrit un nouvel épisode.
Stallone a dit qu'un Rocky en dehors du ring était condamné à l'échec (il renie Rocky 5), mais je vois mal un retour du boxeur. Le sixième film proposait  une conclusion parfaite: il commence une nouvelle vie, plus sereine, le fantôme d'Adrienne hante toute le film. Là encore un plan final qui fait travailler les glandes lacrymales  (à condition d'avoir vu les 5 films peu de temps auparavant).
Mais merde, quel intérêt de poursuivre l'aventure?

On se souvient d'un Bronson quasi octogénaire qui a commis une ultime aventure de Paul Kersay  (bon, tous les Justiciers dans la ville craignent du slip, et c'est un fan de Charlie qui vous le dit) , d'un Harrison Ford qui revient dans un Indy de trop ( apparement pas la dernière non plus), d'un troisième Crocodile Dundee dont tout le monde a oublié l'existence... Si souvent le film a été fantasmé, jamais Eastwood n'a souhaité jouer dans un sixième Inspecteur Harry  ( "Harry Calahan coule sa retraite tranquille. Qu'on lui foute la paix").
Certains figures du cinéma sont appellées à rester dans leur époque.
En esperant que je me trompe et que Stallone m'étonnera...
Sinon je brûle ma figurine de Rocky et je la poste sur youtube.

Par Roschach - Publié dans : Cinéma
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Lundi 19 octobre 2009

20h30. En anglais, le prof embraye directement sur un test qui consiste à traduire en anglais des phrases. Ce qui me fait sourire c'est que je tombe toujours sur les plus simples et Leslie les plus difficiles.

J'ai des phrases du type " C'est un mauvais choix". Et Leslie : " Le colis arrive au port environ 3/4 d'heure avant l'arrivée inopinée du secrétaire d'état, qui a un soucis de fermeture éclair au niveau de l'entre jambe".

Prof qui ne manque pas une occasion de se moquer d'elle, ou de cracher sur l'éducation nationale, ou d'épingler le niveau lamentable des français sur la langue de Shakespeare.

Voilà, c'est ce que je retiens de cette journée.

Par Roschach - Publié dans : Mon Journal
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Dimanche 18 octobre 2009
Lever tardif, ce qui compromet notre visite à la zone industrielle pour acheter un micro onde.
Je traine beaucoup devant l'ordinateur sur des sites divers, ce qui exaspère Leslie.
Elle décide de me couper un peu les cheveux, qui ont bien poussé depuis.

On déjeune vers midi.
On a prévu de voir Julie et Nicolas. Ce dernier execute quelques dessins pour mon compte, un storyboard pour mon deuxième court métrage.
Insatisfait de la façon d'ordonner mes cheveux, je décide d'opter pour un look de bagnard dans les années 80: plaqués en arrière avec force gomina, bouc de connard et tee shirt blanc moulant.
Ca les fera rire.

On arrive chez eux. Je me mis suis une casquette pour cacher la misère.
Nicolas est au téléphone.
C'est Julie qui nous accueille.
D'un geste vif et inattendu, elle me retire ma casquette et éclate de rire.
Nicolas revient dans le salon et éclate de rire.
Il dit à son interlocuteur que "Jérémy a une coupe de cheveux pas possible".
Je crois que c'était sa soeur au téléphone mais je ne suis pas sûr.

Nicolas me montre l'avancée de son travail, il dessine très bien. La cafetière lui aurait demandé un temps fou.
Il se remet au travail, je précise deux trois choses sur le découpage et nous revoilà dans la même position que la semaine dernière où j'avais volé cette photo grâce à la fonction web cam de mon ordinateur portable.



Nicolas n'y a vu que du feu.

Julie et Leslie jouent à Mario Kart.
Nicolas découvre une revue dans le sac de sa soeur.
Je crois que c'est "Public" ou un truc du genre. Il y a plein de photos de filles à poils. Et des mecs aussi: Brad Pitt, Bruce Willis.
Ce dernier a un sexe énorme: au repos, son gland touche presque le genoux. Incroyable.
Nicolas termine l'avant dernière séquence et Julie propose une ballade dans un centre commercial où il y a  un starbuck.

Ils nous invitent et du coup j'en profite: un frappucino et un muffin au chocolat, dont j'ai eu beaucoup de mal à manger proprement.

Sur le chemin du retour, Nicolas et moi parlons jeux vidéos, un jeu de zombies qui est excellent parait il, Call of Juaerez 2: ca serait bien que je me le prenne car ça fait un moment que je ne joue plus en réseau avec lui... J'évoque un hors série de Mad Movies qui date un peu , consacré aux jeux vidéos. Il y avait une interview du créateur d'Alone in the Dark, très intéressante. J'étais dégouté de la façon dont il a perdu les "rennes" de son bébé.
Le jeu vidéo atteint parfois les cimes d'une oeuvre d'art, c'est rare car l'aspect commercial est très important, d'avantage que le cinéma, mais quand un jeu prend aux tripes, il récèle mille et un trésors d'émotions.

Le dernier choc était Fahrenheit sur la première X-Box, qui est plus qu'un jeu,  c'est une expérience sensorielle au sein d'une intrigue bien ficelée, avec des personnages adultes qui doivent gérer leur affect ( ou leur stress dans certaines séquences ). Je me suis procuré le magnifique score D'Angelo Badalamenti, et me tâte à acheter la PS3 uniquement parce que Heavy Rain ne sortira que sur ce support ( j'en veux un peu à David Cage sur ce coup là.)

Un extrait du jeu:


J'ai joué à pas mal de jeux excellents sur X Box 360 comme Bioshok, GTA 4, Gears of war...  mais ce n'est pas vraiment la même approche. Quoique GTA 4 m'a énormément surpris, à la base je ne suis pas fan de GTA, mais celui- là est nettement différent, ne serait ce que pour son personnage principal ,  beaucoup plus intéressant.

 On part à je  ne sais plus quelle heure, je termine la journée en regardant Kids Return. Nicolas m'envoie un sms pour me dire qu'il a finit le storyboard.
Comme je n'ai plus de forfait , je le remercie sur ce blog.
Merci Nicolas, que dieu te bénisse.



Par Roschach
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Samedi 17 octobre 2009

J'étais en train de regarder une vidéo sur dailymotion, la masterclass de Gérard Depardieu au forum des images, quand j'ai décidé de jetter un oeil sur les autres personnalités à venir, sur le site même.
Francis Ford Coppola passera en novembre.
La classe.
Il faut que j'en parle à Nicolas.
Il sera mon traducteur.
Puis en recensant toutes les vidéos, j'ai découvert la leçon de cinéma de Francis Marmande à propos du Doulos de Jean Pierre Melville.
Francis Marmande fût mon professeur de littérature pendant mon bref séjour à l'université de Paris 7, où mon seul objectif là-bas était les filles.
Je n'ai jamais eu autant de possibilités que depuis le jour où j'ai quitté la fac.
Bref.
Les lecteurs de la première heure se souviennent de mes premières chroniques, où régulièrement je postais mes impressions d'un cours.
Entreprise qui m'a causé de gros ennuis, puisqu'une personne a rapporté/déformé des propos ce qui a valu la condamnation du site.

S'il y en a bien un qui se détachait du lot, c'était bien lui. Non pas du fait qu'il est un journaliste reconnu, mais ses cours-eux mêmes ne ressemblaient à rien de ce que j'avais vu jusqu'alors.
Sa spécialité était de parler d'une oeuvre qui est dans le programme sans donner l'impression qu'il la commentait.
Il pouvait parler une heure de jazz, tauromachie, Sarkozy ( ses trois sujets de prédilections, deux passions, un ennemi) et hop, pirouette, les replacer dans le contexte d'une oeuvre .

C'était infiniment plus interessant que l'oeuvre étudiée  (Jeu de l'amour et du hasard, et ce film pénible, L'Esquive).

Quelle fût ma surprise de le voir dans cette vidéo commenter le Doulos.

 


Egal à lui même, il ressort une anecdote  que j'avais déjà entendue en cours ( celle de l'examen oral d'un élève, cf à 3'45 de la vidéo), ce qui est très fort quand on sait que j'y suis resté à peine trois mois.

 

J'ai eu un sentiment de nostalgie, je me  suis senti projetté quatre ans en arrière.
Chacun devait se présenter.

-Je suis Jérémy, je sors d'une école de cinéma.
-Vous semblez sortir de l'académie militaire.



A noter que je me suis quand même rendu à l'examen final, juste pour le sport, et j'ai eu 16 /20. C'était une question sur l'Esquive, d'après une phrase de François Bégaudeau. J'ai parlé de French Connection pendant 10 pages.
Et hop, pirouette,  je le replaçais dans le contexte de l'oeuvre.

Par Roschach - Publié dans : Mon Journal
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Vendredi 16 octobre 2009

Nous avons reçu notre taxe d'habitation: 596 euros.
Une broutille.
"Leslie, laisse-la moi, je vais la payer" dis-je.

Après tout, ce n'est qu'un peu plus de la moitié de ce que je gagne tous les -mois -sans- rien  (il y a plus de mois avec rien que des mois avec des primes, bien que je rapporte énormément d'argent à ma société).

Bon, je ne vais pas me plaindre, je pourrais être un célibataire qui vit dans une chambre de bonne.
Hier soir, j'écoutais le commentaire audio de Rambo (le premier, le meilleur), très intéressant au demeurant : il est tenu par l'écrivain David Morell, qui a publié cet ouvrage à la fin des années 60, en pleine contestation du VietNâm, ce qui tranche radicalement avec l'idéologie véhiculée par les deux suites.

Pendant le commentaire, je ne cessais de me demander comment je survivrai si j'étais un vagabond.

 

 

Est ce que je me planquerai dans les montagnes, chasserai le sanglier, et n'aurait pour vêtements qu'une vieille bache dégueulasse? Je pense que j'irai plutôt dans des régions du sud, au climat moins vigoureux.

 

Et je pense surtout que je repererai les habitations délaissées ou tenues par des vieillards pour piquer un peu de nourriture.

Une de mes grands mères, qui est de plus en plus handicapée ( le haut du corps fini par faire un angle droit avec ses jambes, tellement elle se penche sur le côté, heureusement la médecine moderne lui a promulgué LA solution pour réparer ce problème: une canne) a un grenier caché, où elle n'a pas mis les pieds depuis 1957.

 

J'imagine qu'il  y a des tas de greniers désaffectés, qui ne demandent qu'à loger des nécessiteux .

Par contre, si on veut être discret , il faut oublier les soirées entre copains.

 

Oui, si j'étais un vagabond, je serais plus un voleur qu'un Rambo. En même temps, entre squatter une maison  (squatter proprement!) et faire exploser un commissariat; je crois que la peine est moins lourde pour le premier.

 

Bon sinon, pour finir sur le commentaire audio de David Morell, qui ne cache pas sa déception pour les deux suites de Rambo  ( en même temps, son personnage meurt dans le roman, la fin a même été tourné.... pour finalement apparaitre 30 ans plus tard dans une scène de cauchemar dans le quatrième film), il dit une chose , dont je ne suis pas sûr de l'exactitude: il estime qu'il n'y a que trois personnages de romans qui sont devenus des séries de films populaires: Sherlock Holmes, James Bond et Rambo. 
Alors, quels sont les autres héros de romans qui ont donné des séries de films?
Jack Ryan bien sûr!

Ci-dessous, un lien intéressant, une interview de Morell datant de la sortie du dernier Rambo, qui l'a beaucoup impressionné et positivement surpris:

 http://www.dvdvision.fr/hdvision/index.php?option=com_content&view=article&id=53:john-rambo-de-sylvester-stallone-2008&catid=36:blu-ray&Itemid=58

 

 

 

 

Par Roschach
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Mercredi 14 octobre 2009


Tous les lundi soirs, et ce depuis Octobre, Leslie et moi allons à un cours d'anglais.
Pour pouvoir postuler à certains jobs,  Leslie a besoin de maitriser la langue de Shakespeare. Comme on bénéficie de la formule "2 pour le prix d'un", et que les horaires me convenaient, je l'accompagne.

Je me suis très vite fait remarquer en voulant aider ce pauvre professeur qui a beaucoup de mal avec la télécommande du lecteur dvd.
Il voulait enlever les sous titres et n'y arrivait pas.
Je me propose, il me passe la télécommande, et lui montre une touche:
-"Subtitles". Sous titres en anglais.

-Hm. Merci Jérémy.

Tous les soirs on suit une série en anglais, qu'on commente.
A un moment, un mec demande à une nana si elle est mariée.
Elle répond " Well, I'm on the market".

Le prof arrête la vidéo et demande ce qu'elle vient de dire.
Il y a un murmure dans la salle.
"She's a whore".

Le prof, qui est le sosie de Robert Vaughn aurait esquissé un sourire d'après Leslie.


-Tu veux un sucre ou deux?
-1/2 sucre.


Mais là où il s'esclaffe vraiment, c'est pour se moquer de mon accent.
J'ai toujours eu un accent quand je parlais anglais-sans le faire exprès bien sûr.
Au lycée c'était l'italien.
Là, il estime que j'ai l'accent d'un arabe.
Ce qui fait de moi le meilleur imitateur de Saïd de Lost sur le marché.

Ce qui est dommage, c'est qu'il semble détester le cinéma, qu'il estime violent et décérébré.
J'aurais dû me présenter en ces termes: "Hello, my name is JéLémy, and I have simple hobbies, like watching ChaLles BLonson' s movies, shooting biLds, this kind of stuff..."


Nous ne sommes que quatre élèves en tout. Et pour le premier cours, j'avais fini de boire ma bouteille de whisky et le porto. J'étais donc en parfaite condition, tandis que Leslie était stressée à mort: le premier cours était une sorte de test pour évaluer le niveau.
Mais Robert VAughn ne m'a jamais impressionné.

See you later folks.

Par Roschach
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Et dans la catégorie "je m'applique" c'est .

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